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Jeunesse française
27/03/2008 00:00
Deux grands changements depuis le dernier texte publié.
Je fais partie d'une assocaition étudiante: l'Avis Culturel, où je suis responsable de la rubrique littérature. Mes articles paraissent dans le journal papier mais vous pouvez également les trouver sur internet. Nous sommes deux rédacteurs dans cette section: je rédige donc un article tous les 15 jours.
J'ai décidé de me lancer avant cet été. C'est-à-dire qu'au mois de Juin, je ferai le tri dans mes poèmes et j'enverrai les meilleurs d'entre eux à des maisons d'éditions. Ce sera une sorte de test. J'aurai l'avis de professionnels et je saurai si mon écriture vaut la peine d'être connue. J'appréhende beaucoup le moment où je vais devoir plonger dans des années de poésie et de mots, où je vais faire remonter à la surface les souvenirs de mesvpetites amoureuses, ma mélancolie et mes doutes.
Je vous laisse là pour les nouvelles. Je mets à la suite un texte qui m'est venu pendant une soirée arrosée entre amis. Etrange comme les pensées viennent se heurter et bousculer des idées acquises. Alors que je baignais, presque à l'aise, dans ce fleuve de jeunesse éxubérante et provocante, une question: Quel est le temps le plus destructeur, le passé ou le futur?
Nos ombres qui s'impriment sur les murs et écartent les pans des rideaux. Elles nous narguent de leur nature sensuelle et silencieuse. Tandis que nos corps bougeaient au rythme des bourdons qui tournent et explosent dans nos têtes. Rire éclatant des étoiles s'envolant du morceau de charbon. Elles atterrissent sur le tapis et se retrouvent dans les yeux des filles. Après quelques bières, les jambes commencent à s'emmêler. Un couple s'est isolé. Univers à deux seulement. Enfin, le corps qui lâche prise quand l'esprit criait famine. La musique, la fumée, les baisers. Le ventre du narguilé se gonfle sous nos désirs. Le charbon suinte. L'alcool couine sur le cuir des fauteuils. Les cris des filles que l'on jette sur les garçons affalés dans le grand canapé du salon.
Étais-je la seule consciente d'appartenir à une époque mourante? D'autres encore allaient arriver. Ils seront comme nous mais ne nous ressemblerons en rien. Le sentiment d'éternité à un moment donné est le seul lien entre génération. La jeunesse ne peut pas être combattue car elle est un combat perpétuel contre la réalité. Il n'y a plus de moral, il n'y a plus de France tant que nous sommes là. On ne nous aura pas par les armes ou par la peur. La jeunesse ne craint même pas la mort. Il y aura nous, toujours. Nous ne voulons plus rien car nous avons l'immortalité. Nos âmes ne sont pas à vous. Vous irez hanter d'autres esprits. Vieux peuple, cesse tes prières et relève-toi. Hommes et femmes, collés au sol gluant de notre pays. Écoute. Écoute la jeunesse vivre sans toi. Peuple de la mémoire, tourne ton visage vers le ciel. Touche, Goûte, Entend, Vois, Sens. Notre époque est dans chacun de nos sens. Mais pitié pour la jeunesse! Laissez-nous perdre nos âmes dans l'alcool, la drogue et le sexe. Laissez-nous goûter à l'oubli, au rêve et à la volupté. Notre futur n'en sera que plus exaltant.
26 mars 2008
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Commentaire de Emelune (27/03/2008 20:48) :
C'est beau ! Des pensées un peu embuées exactement comme un souvenir,
j'ai beaucoup aimé et je te souhaite bonne chance dans tes projets.
J'espère vraiment que tu vas avoir de bons avis sur tes textes, parce
que je les trouve vraiment bons, magnifiques même.
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Commentaire de Dark. (30/03/2008 18:50) :
Un texte étrange. Pourtant, je m'en sens presque proche. Je
t'approuve d'ailleurs dans ce que tu dis. Bref j'aime
beaucoup =)
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Commentaire de NiaK© (04/04/2008 05:56) :
Hé!
La première partie du texte (en blanc) est légèrement "effacée" par la
seconde partie (en bleu)...
Ou bien c'est moi qui ai zappé...^^...
Elle comporte un grand nombre d'informations.
Cool pour: " l'Avis Culturel", je vais mettre ça en favoris et
lire à tête reposée ( vu à l'heure où je me lève en ce moment
c'est pas gagné pour le repos....).
Pour ce qui est de proposer tes poèmes aux Maisons d'Editions:
Oui! Il faut! XD
Disons que à part le compte d'auteur, ou le tirage limité comme
"Je Publie", c'est par là qu'il faut passer. Entre nous, le
tirage limité comme "je publie" de cinquante exemplaires par exemple, ça
fait un sublime cadeau collector!
J'ai récemment envoyer à quatorze maisons d'éditions un
projet de livres pour enfants, j'ai donc ces adresses (ciblées
jeunesse), je peux te les communiquer si tu veux....
Ces maisons d'éditions, les comités de lectures, même si je
n'y connais pas grand chose, (c'est très récent comme envoie)
lisent tous les manuscrits.
Et ils décident (ou pas!XD) de publier. Quoi qu'il en soit, et
puis publiée (ou pas!XD), si c'est la voie que tu aimerais prendre,
c'est la voie que tu dois prendre!
Etonnant le mot que tu as choisis: "le moment ou je vais devoir",
"devoir"...^^...
J'aurais préféré "choisir"... "choisir de plonger" est plus mieux
que devoir plonger...hé hé!
Ton sentiment d'appréhension est naturel, face à l'inconnu:
on est toujours un peut stressé(e). Creuser au fond de soit, c'est
parfois douloureux, pénible. Mais si c'est ensuite partagé, comme par
le biais de l'écriture, c'est pour le plus grand bonheur de tous,
en ça, tu fais oeuvre d'art...
Hop! Je file! ...^^...
Bise à la Rose
NiaK©
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